Pis encore qu'en dénombrer 2413 dans une ville où auraient pu s'exprimer 250.000 voix, être derniers et, ultime affront local, terminer derrière un
parti identitaire dont le discours tient en un rot,
Pis encore que supporter la course à la propriété, dont la valeur est artificiellement hypertrophiée par ceux qui possèdent et sans rapport aucun avec ceux qui n'ont rien, accepter que les injustices soient définies pour un pays entier -sans jamais être informés que le budget de l'Etat tend vers le prix des fleurs que seule la Mémoire dépose encore sur ses tombes,
Pis encore que la répartition des rôles et des responsabilités, fonction des opportunités et de la constance dans la médiocrité et le manque d'imagination, l'acceptation voire la sujétion de la majorité dont la proportion devient irréversiblement auto-écrasante,
Pis encore que la disparition d'un idéal commun, le pathétique destin de ceux qui tentent encore d'offrir égalité, liberté et fraternité à leurs autruis, dans l'indifférence générale et même celle des principaux intéressés,
Pis encore que ne jamais avoir voulu penser que les laids sont laids, entendre désormais les laids traiter ceux qu'on croient beaux de pauvres et de cons et de pauvres cons,
Pis encore que réduire ses ambitions à préparer une vieillesse difficile, rester indolents pour l'avenir de nos enfants qui eux n'en savent ni peuvent rien,
Pis encore que supporter la course à la propriété, dont la valeur est artificiellement hypertrophiée par ceux qui possèdent et sans rapport aucun avec ceux qui n'ont rien, accepter que les injustices soient définies pour un pays entier -sans jamais être informés que le budget de l'Etat tend vers le prix des fleurs que seule la Mémoire dépose encore sur ses tombes,
Pis encore que la répartition des rôles et des responsabilités, fonction des opportunités et de la constance dans la médiocrité et le manque d'imagination, l'acceptation voire la sujétion de la majorité dont la proportion devient irréversiblement auto-écrasante,
Pis encore que la disparition d'un idéal commun, le pathétique destin de ceux qui tentent encore d'offrir égalité, liberté et fraternité à leurs autruis, dans l'indifférence générale et même celle des principaux intéressés,
Pis encore que ne jamais avoir voulu penser que les laids sont laids, entendre désormais les laids traiter ceux qu'on croient beaux de pauvres et de cons et de pauvres cons,
Pis encore que réduire ses ambitions à préparer une vieillesse difficile, rester indolents pour l'avenir de nos enfants qui eux n'en savent ni peuvent rien,
Pis que ne plus penser aux autres, ne plus être capables de penser à soi autrement qu'en ce désir rentable bombardé en masse sur les écrans.
par LChe
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La faute aux contrastes
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